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Les forêts à l’épreuve du réchauffement climatique

le Dim 15 Jan - 15:40







Véritables poumons de la planète, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques.

Les forêts du monde vont mal. Très mal. Coup sur coup, plusieurs études viennent nous rappeler ce terrible constat. La dernière en date, publiée mercredi 2 septembre par la plate-forme Global Forest Watch, se résume en un chiffre: 18 millions d’hectares, soit deux fois la superficie d’un pays comme le Portugal. C’est la surface que la couverture forestière mondiale a perdue en 2014, l’équivalent d’un arbre coupé toutes les minutes selon les auteurs de l’étude – des chercheurs de l’Université du Maryland, aux États-Unis.

Ce recul des espaces boisés s’explique par l’augmentation des besoins agricoles, comme les plantations de soja en Amérique latine, les activités minières et la récolte de bois précieux. S’agissant des forêts tropicales, qui abritent 50% des arbres du globe, seulement un quart de leur surface reste intact à ce jour.
«Aujourd’hui, la déforestation et la fragmentation constituent la principale menace qui pèse sur nos forêts, souligne Jérôme Chave, chercheur au laboratoire Evolution et diversité biologique à l’Université de Toulouse (CNRS). Mais demain, le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences bien plus graves, car il risque de toucher toutes les surfaces boisées de la planète en même temps.»

Le poumon vert suffoque

Six articles scientifiques, publiés le 21 août dans la revue Science,
alertent de cette menace. «Certes, toutes les forêts du monde ont survécu à des changements climatiques importants par le passé», écrivent les auteurs. Mais aujourd’hui. «ces bouleversements s’avèrent trop rapides pour que le processus d’adaptation soit possible».

«Bien sûr, la végétation peut s’adapter et, quelle que soit la hausse des températures, elle finira par se montrer résiliente, note Jérôme Chave. Mais cela va prendre énormément de temps. Une génération d’arbre dure une centaine d’années. Pour que ceux-ci s’adaptent à de nouvelles conditions en modifiant leur patrimoine génétique, il faudra donc des milliers d’années.»

En attendant, les forêts risquent de s’appauvrir. Les auteurs de l’étude de Scienceprévoient des «hauts niveaux d’extinction des populations», même si «une certaine tolérance à des températures plus hautes existe». «Cela engendrerait une perte de la biodiversité, avec une disparition d’espèces végétales et animales, poursuit Jérôme Chave. Mais aussi une croissance de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2), l’un des principaux gaz à effet de serre – les forêts étant des puits de carbone. Et d’autres secteurs seront concernés, comme le recyclage de l’eau des rivières. Il existe beaucoup de choses assurées par les surfaces boisées qui nous semblent acquises. Si elles disparaissent, nous allons nous apercevoir de leur importance.»

Une étude, publiée le 19 mars dans la revue Nature, montre déjà que l’Amazonie capte moins de CO2 qu’auparavant. Dans les années 90, elle retirait de l’atmosphère quelque 2 milliards de tonnes de dioxyde de carbone chaque année. Ce chiffre aurait chuté d’un tiers dans les années 2000, pour atteindre aujourd’hui seulement un milliard de tonnes. «La conséquence mécanique de cette diminution est que le carbone va s’accumuler de plus en plus vite dans l’atmosphère, explique Jérôme Chave, coauteur de l’étude. Avec comme résultat une aggravation du réchauffement
climatique.»

Des gagnants et des perdants

Les forêts boréales, qui constituent 30% du manteau arboré du globe, ne sont pas mieux loties. Selon le scénario extrême du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces vastes étendues de résineux, allant de la Russie au Canada en passant par l’Europe du Nord, pourraient voir la température extérieure grimper jusqu’à 11 °C au-dessus de ce qu’elle est aujourd’hui. Certains experts estiment que cette hausse conduira à un remplacement de la végétation actuelle par des zones arbustives, plus basses et moins productive en termes de capture de CO2. Néanmoins, il n’est pas exclu que d’autres arbres viennent remplacer les résineux.

«Le réchauffement climatique engendrera des gagnants et des perdants, même au niveau des espèces de végétaux, concède Jérôme Chave. D’ailleurs, il ne faut pas être catastrophiste: jusqu’ici, la hausse des températures n’a pas engendré d’impact majeur sur les forêts. Mais nous pourrions passer dans les prochaines années un point de bascule, à partir duquel les conséquences seraient dramatiques.»
Véritables poumons de la planète, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques.






Véritables poumons de la planète, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques.

Les forêts du monde vont mal. Très mal. Coup sur coup, plusieurs études viennent nous rappeler ce terrible constat. La dernière en date, publiée mercredi 2 septembre par la plate-forme Global Forest Watch, se résume en un chiffre: 18 millions d’hectares, soit deux fois la superficie d’un pays comme le Portugal. C’est la surface que la couverture forestière mondiale a perdue en 2014, l’équivalent d’un arbre coupé toutes les minutes selon les auteurs de l’étude – des chercheurs de l’Université du Maryland, aux États-Unis.

Ce recul des espaces boisés s’explique par l’augmentation des besoins agricoles, comme les plantations de soja en Amérique latine, les activités minières et la récolte de bois précieux. S’agissant des forêts tropicales, qui abritent 50% des arbres du globe, seulement un quart de leur surface reste intact à ce jour.
«Aujourd’hui, la déforestation et la fragmentation constituent la principale menace qui pèse sur nos forêts, souligne Jérôme Chave, chercheur au laboratoire Evolution et diversité biologique à l’Université de Toulouse (CNRS). Mais demain, le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences bien plus graves, car il risque de toucher toutes les surfaces boisées de la planète en même temps.»

Le poumon vert suffoque

Six articles scientifiques, publiés le 21 août dans la revue Science,
alertent de cette menace. «Certes, toutes les forêts du monde ont survécu à des changements climatiques importants par le passé», écrivent les auteurs. Mais aujourd’hui. «ces bouleversements s’avèrent trop rapides pour que le processus d’adaptation soit possible».

«Bien sûr, la végétation peut s’adapter et, quelle que soit la hausse des températures, elle finira par se montrer résiliente, note Jérôme Chave. Mais cela va prendre énormément de temps. Une génération d’arbre dure une centaine d’années. Pour que ceux-ci s’adaptent à de nouvelles conditions en modifiant leur patrimoine génétique, il faudra donc des milliers d’années.»

En attendant, les forêts risquent de s’appauvrir. Les auteurs de l’étude de Scienceprévoient des «hauts niveaux d’extinction des populations», même si «une certaine tolérance à des températures plus hautes existe». «Cela engendrerait une perte de la biodiversité, avec une disparition d’espèces végétales et animales, poursuit Jérôme Chave. Mais aussi une croissance de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2), l’un des principaux gaz à effet de serre – les forêts étant des puits de carbone. Et d’autres secteurs seront concernés, comme le recyclage de l’eau des rivières. Il existe beaucoup de choses assurées par les surfaces boisées qui nous semblent acquises. Si elles disparaissent, nous allons nous apercevoir de leur importance.»

Une étude, publiée le 19 mars dans la revue Nature, montre déjà que l’Amazonie capte moins de CO2 qu’auparavant. Dans les années 90, elle retirait de l’atmosphère quelque 2 milliards de tonnes de dioxyde de carbone chaque année. Ce chiffre aurait chuté d’un tiers dans les années 2000, pour atteindre aujourd’hui seulement un milliard de tonnes. «La conséquence mécanique de cette diminution est que le carbone va s’accumuler de plus en plus vite dans l’atmosphère, explique Jérôme Chave, coauteur de l’étude. Avec comme résultat une aggravation du réchauffement
climatique.»

Des gagnants et des perdants

Les forêts boréales, qui constituent 30% du manteau arboré du globe, ne sont pas mieux loties. Selon le scénario extrême du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces vastes étendues de résineux, allant de la Russie au Canada en passant par l’Europe du Nord, pourraient voir la température extérieure grimper jusqu’à 11 °C au-dessus de ce qu’elle est aujourd’hui. Certains experts estiment que cette hausse conduira à un remplacement de la végétation actuelle par des zones arbustives, plus basses et moins productive en termes de capture de CO2. Néanmoins, il n’est pas exclu que d’autres arbres viennent remplacer les résineux.

«Le réchauffement climatique engendrera des gagnants et des perdants, même au niveau des espèces de végétaux, concède Jérôme Chave. D’ailleurs, il ne faut pas être catastrophiste: jusqu’ici, la hausse des températures n’a pas engendré d’impact majeur sur les forêts. Mais nous pourrions passer dans les prochaines années un point de bascule, à partir duquel les conséquences seraient dramatiques.»
Véritables poumons de la planète, les surfaces boisées vont mal, décimées par la déforestation et affaiblies par les changements climatiques.

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Mayanne Mak
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