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La schizophrénie « Prêter l’oreille à ses voix ».

le Mar 25 Oct - 12:05




Entendre des voix est traditionnellement présenté comme le symptôme d’une maladie mentale. Il faut à tout prix [size=24][size=24]stopper la schizophrénie. Selon certains thérapeutes, cette action radicale est rarement efficace car elle enferme la personne dans une situation sans issue et l’isole dans sa souffrance. Prendre le temps d’écouter les voix fait d’ailleurs partie de la solution.[/size][/size]


On ne parle pas d’hallucinations auditives, mais bien de voix entendues réellement. On ne sait pas d’où elles proviennent… On peut dire d’un guide, un défunt, cela peut être multiples.


Parfois, pas de répit, on peut leur demander le silence, mais les voix sont mauvaises et s’acharnent à vous atteindre, on cherche alors la paix et on ne la trouve pas… On peut aussi essayer de discuter avec ses voix mais si ce sont des personnes malveillantes, il faut pouvoir dire stop. Inutile de négocier !


On peut parfois se sentir moins perméable, avoir moins de dissociation de la personnalité et être moins confus. Des personnes peuvent avoir l’idée qu’on veut les tuer, cela peut aussi disparaître peu à peu. Un souhaiter quotidien : plus de silences, que les moments où on se sent bien se prolongent, parvenir à dormir, qu’il y ait pas de cailloux sur notre chemin.


Les voix ne sont pas le symptôme d’une maladie mentale, c’est une expérience à accepter et avec laquelle on peut apprendre à vivre. Le problème n’est pas le phénomène, mais sa prise en charge. 80 % des personnes affirmant à leur psychiatre entendre des voix sont diagnostiquées schizophrène. Pourtant, la prévalence de cette maladie mentale se chiffre à 1 % de la population. Et 2-4 % des gens déclarent avoir fait l’expérience des voix.


La schizophrénie ne peut donc pas, à elle seule, expliquer l’ampleur du phénomène. Et la sur-diagnostiquer risque d’enfermer les entendeurs de voix dans une maladie qui n’est pas la leur. Il s’avère primordial de lutter contre certaines idées de la psychiatrie traditionnelle qui amènent à préconiser de supprimer les voix, les éviter, ne pas les écouter, et de croire qu’elles font partie de l’imaginaire. Agissant de cette manière, la personne est déniée et isolée dans ses expériences souffrantes. De nombreux thérapeutes préconisent de développer l’art de parler avec les voix car celles-ci ont une raison d’être, par exemple un traumatisme antérieur. La personne peut donner un sens à ces manifestations. Elles sont souvent liées à sa propre histoire.


Bien sûr, la médication psychiatrique, ou même l’hospitalisation, peuvent être un recours utile lorsque l’angoisse qui accompagne les voix est trop débordante ou que la personne ne parvient pas à les contenir. Mais traditionnellement, la médecine psychiatrique considère l’entente de voix comme un symptôme signifiant que la personne n’est pas dans la réalité. Or pour ceux qui le vivent, ce phénomène est une vraie réalité.


Des voix peuvent apparaître à la suite d’un traumatisme : abus sexuel, passage douloureux à l’adolescence, carences affectives, stress…
Certaines personnes souffrent d’être incomprises. Se sentent honteuses, ont l’image de soi du malade.
Considérant les voix comme des messages, il convient de les préserver. Hors de question, donc, de les éteindre. Par contre, on peut agir pour qu’elles soient moins envahissantes. Mettre de la distance en se distrayant de l’attention portée aux voix (musique, lecture, rencontres…) Ou se créant une forme de rempart contre les intrusions. Imposer des règles est également suggéré : fixer rendez-vous plus tard aux voix pour être tranquille, ne pas accepter de tout entendre. Et puis, vient le temps de la compréhension des messages souvent liés à l’histoire de l’entendeur.


On prescrit trop de médicaments pour éteindre les voix, on augmente parfois inutilement les doses alors même que le phénomène des voix est généralement résistant à la médication. Dans certaines cultures, ce phénomène est accepté. Aujourd’hui, dans la nôtre, il n’y a plus de place pour les phénomènes qui échappent à la rationalité. La personne qui vit cette expérience se retrouve dans un vécu douloureux d’isolement qui augmente l’angoisse. Les voix appellent pourtant à la re-création d’un sens commun, il faut pour cela un interlocuteur averti qui sache prendre le risque de suspendre le jugement de rationalité et s’engager dan une élaboration partagée. Matthieu Cornélis


Des PDF à télécharger La  schizophrénie


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Mayanne Mak
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